Patient difficile : les « patates chaudes » du soin

Ces patients que l’on se renvoie et ce que le vivant nous apprend pour les accompagner

Louis Calcet · Ostéopathe D.O. à Montpellier · LouLosteo

Il y a des patients dont personne ne sait vraiment quoi faire. Ils ont plusieurs douleurs, beaucoup de questions, des examens déjà réalisés et des traitements qui n’ont pas répondu à leurs attentes. Leur histoire déborde le motif inscrit sur le rendez-vous. Parfois, leur colère déborde aussi.

On les trouve compliqués. Ils prennent du temps. Ils discutent les explications, questionnent les gestes, racontent ce que les précédents professionnels ont manqué. À force de passages d’un cabinet à l’autre, ils finissent par avoir le sentiment d’être devenus un problème dont chacun cherche à se débarrasser.

C’est ce que j’appelle les « patates chaudes ».

L’expression est dure. Elle vise ce que l’on fait subir à ces personnes quand on se renvoie leur dossier sans construire de suite. Elle ne dit rien de leur valeur.

Moi, ces consultations m’intéressent profondément. C’est une part de mon métier dans laquelle je me sens particulièrement à ma place et où j’ai construit mon savoir-faire. J’aime prendre le temps de démêler ce qui se présente, trouver comment entrer en relation et chercher un premier appui avec quelqu’un qui ne croit parfois plus beaucoup aux soins.

Je veux défendre cette place-là. Celle d’un ostéopathe qui s’intéresse à la personne entière et qui accepte que la consultation ne se déroule pas toujours comme prévu.

Derrière le patient difficile

Une personne peut être vive, exigeante, très informée et pourtant aller profondément mal. Elle peut comprendre une partie de ce qui lui arrive sans parvenir à changer ce qu’elle vit. Elle peut connaître les conseils sur le sommeil, l’alimentation ou l’activité physique et manquer de ressources pour les appliquer.

Quand on a dû répéter son histoire, justifier sa douleur ou subir des gestes mal vécus, la rencontre suivante peut commencer avec de la méfiance. Il ne suffit plus d’enfiler une blouse ou d’annoncer que l’on veut aider pour obtenir la confiance.

Je pense qu’une partie du soin consiste à accepter cette réalité sans s’en offenser. Le patient n’arrive pas pour faciliter notre journée. Il arrive avec ce qu’il a, dans l’état où il est.

Cela ne rend pas tous les comportements acceptables et ne dispense pas de poser un cadre. Mais avant de conclure qu’une personne est opposante, je préfère me demander ce qu’elle essaie de préserver : sa dignité, son corps, sa possibilité de dire non, l’espoir d’être enfin comprise.

Cette question change ma façon de travailler. Elle m’aide à rester curieux là où je pourrais devenir défensif à mon tour.

schéma 1

L’ego sous menace

Quand l’ego perçoit l’urgence, le stress ou le danger, il se défend. Quatre stratégies reviennent souvent en cabinet. Elles protègent sur le moment, elles coûtent avec le temps.

EGOurgence · stress · dangerperception d’une menace

bon à court termemauvais à long terme

  • Fuyant
  • Rigide
  • Dépôt affectif
  • Contrôlant

Fuyant

« Ça va, ça va passer. »

Évite, minimise, change de sujet. Rendez-vous annulés, plainte qui se déplace d’une séance à l’autre.

Aider : ne pas poursuivre. Rendre la séance prévisible et courte, laisser une porte ouverte.

Rigide

« C’est forcément ma hanche. »

Une seule explication, un seul geste possible. Corps en garde, peu de variabilité dans le mouvement.

Aider : partir de son explication, puis introduire de petites variations sans la contredire de front.

Dépôt affectif

« Vous êtes le seul qui me comprend. »

Dépose sa charge émotionnelle chez l’autre pour s’en délester. La séance déborde, la demande de réassurance ne s’épuise pas.

Aider : accueillir sans devenir le contenant unique. Tenir le cadre, orienter si besoin.

Contrôlant

« Vous faites quoi, là, exactement ? »

Veut maîtriser le protocole, le timing, chaque geste. Questions en rafale, difficulté à lâcher sur la table.

Aider : annoncer chaque geste, proposer des choix, rendre une part du contrôle.

Bon à court terme

Ces réactions réduisent l’incertitude et mobilisent l’énergie. Face à un vrai danger ponctuel, elles sont adaptées.

Mauvais à long terme

Maintenues, elles usent l’organisme : c’est la charge allostatique décrite par McEwen (NEJM, 1998). Le système d’alarme qui protège finit par abîmer.

En pratique

Une défense combattue de front se renforce. On la reconnaît, on fait baisser le sentiment de danger, et elle se relâche d’elle-même, comme un tissu en garde sous une main qui ne force pas.

Schéma pédagogique adapté d’une formation en ostéopathie. Une lecture de situation, pas un diagnostic de personnalité.

Retrouver la logique du vivant

Nous appartenons au vivant. Notre corps traverse nos journées avec nous : le travail, les nuits écourtées, le logement bruyant, les conflits, les moments de joie et les périodes où il faut simplement tenir.

Dans le soin, je trouve essentiel de garder cette réalité présente. Une douleur existe dans une personne qui vit quelque part, avec une histoire et des contraintes. La définition contemporaine de la douleur reconnaît précisément l’influence de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux. [1]

L’image qui me vient est celle d’un animal sur ses gardes. On comprend spontanément qu’une approche brusque peut l’amener à se défendre et qu’il faut tenir compte de sa distance, de son rythme et de sa possibilité de s’éloigner. C’est une image, pas une explication médicale. Mais elle pose une question utile : pourquoi oublions-nous parfois cette attention élémentaire lorsque nous approchons un corps humain ?

Un patient peut accepter de s’allonger sur une table tout en restant inquiet. Il peut vouloir être soulagé et redouter le contact. Il peut demander de l’aide tout en ayant besoin de garder une part de contrôle. Ces mouvements apparemment contradictoires méritent d’être accueillis ensemble.

Pour moi, la logique du vivant invite à chercher comment rendre la rencontre possible. Quel rythme convient ? Quel geste est acceptable ? Qu’est-ce qui rassure cette personne ? Qu’est-ce qui lui donne au contraire le sentiment qu’on lui impose encore quelque chose ?

Le corps que je touche appartient à quelqu’un qui doit pouvoir rester acteur de ce qui lui arrive.

La sécurité au cœur du soin

C’est ici que la lecture polyvagale m’est particulièrement précieuse.

La théorie de Stephen Porges met au premier plan les liens entre régulation du système nerveux autonome, réactions de défense et sécurité dans la relation. Le nerf vague est l’un des acteurs de cette régulation. Dans ma pratique, ce modèle m’invite à me demander dans quel état la personne peut recevoir le soin que je lui propose. [2]

Pour le rendre accessible, on peut évoquer trois grandes façons de vivre un moment : être assez disponible pour entrer en relation et explorer ; être mobilisé pour se défendre, discuter ou fuir ; être dans le retrait, avec peu d’énergie pour répondre ou agir.

schéma 2

Le cylindre des trois états

Un même cylindre, deux lectures : au centre, l’état du système nerveux ; à gauche, la façon d’être aux autres. Plus on descend, plus l’organisme se protège.

questions « matching »
PostureAltruismetourné vers l’autre
Égoïsmeramené sur soi
Effacementretrait, plus de place
Créatifpaix · sérénité
Agressifcombat · fuite
Passiffigement · dissociation
questions « mis-matching »
Étage haut

Créatif · paix, sérénité

Posture

Altruisme : assez de sécurité pour se tourner vers l’autre.

En séance

Respiration ample, tissus qui se laissent mobiliser, patient curieux qui pose des questions et fait des liens.

Ce que ça permet

Récupérer, apprendre, coopérer avec le soin.

Étage du milieu

Agressif · combat, fuite

Posture

Égoïsme : l’énergie revient sur soi, la survie passe d’abord.

En séance

Tonus élevé, défenses musculaires, débit rapide, irritabilité, impatience, « il faut que ça passe vite ».

Ce que ça permet

Agir vite face au danger. Utile sur le moment, coûteux s’il dure.

Étage bas

Passif · figement, dissociation

Posture

Effacement : on se retire, on ne prend plus de place.

En séance

Voix éteinte, regard absent, « je ne sens rien », « je ne sais pas », tissus peu réactifs.

Ce que ça permet

Tenir face à un danger vécu comme sans issue, en coupant les sensations.

À retenir

L’étage n’est pas un trait de caractère. Un même patient traverse les trois dans une journée, parfois dans une seule séance. Ce qu’on lit, c’est un état du moment.

Schéma pédagogique adapté d’une formation en ostéopathie, apparenté à l’échelle de Porges (engagement social, mobilisation, immobilisation). Un modèle, pas une description physiologique exacte : voir le repère en fin d’article.

Ces repères m’aident à ajuster mon approche. Face à quelqu’un qui est sur ses gardes, je peux expliquer davantage et rendre les gestes prévisibles. Face à quelqu’un d’épuisé, je peux alléger mes demandes. Quand une confiance s’installe, nous pouvons essayer un mouvement, discuter d’une hypothèse ou construire une prochaine étape.

J’y vois une manière de sortir du jugement de caractère. Une personne qui se défend aujourd’hui ne se résume pas à une personnalité difficile. Et une personne silencieuse n’est pas nécessairement à l’aise.

Je garde toutefois cette lecture ouverte : elle propose des pistes, elle ne me donne pas accès aux intentions du patient ni à son état hormonal. Un refus peut être simplement un refus. Une colère peut être une réaction justifiée à ma façon de faire. Le patient doit pouvoir contester mon interprétation.

La sécurité ressentie occupe donc une place centrale dans ma manière de soigner. Elle se construit par ce que je fais : annoncer un geste, ajuster une pression, respecter un arrêt, entendre une remarque. Elle demande une cohérence entre les paroles et la séance.

Le corps et les mots dans la même consultation

Une consultation m’a particulièrement rappelé cette exigence. Une patiente venait pour des douleurs physiques. Elle avait aussi besoin d’expliquer son épuisement et la difficulté qu’elle rencontrait à se sentir accueillie dans les soins. L’échange prenait de la place, et elle revenait régulièrement à sa demande de soulagement corporel.

Ses demandes allaient ensemble. Elle souhaitait être entendue dans ce qu’elle traversait, tout en gardant une place pour le travail sur ses douleurs.

C’est un point auquel je tiens : une histoire chargée ne doit pas absorber toute la consultation au point de faire disparaître le motif physique. La personne reste libre de parler, de se taire ou de demander que l’on revienne au corps.

Dans cette séance, elle a décrit une douleur moins aiguë et une sensation de verrouillage moins présente lors d’un mouvement du cou. C’est un changement immédiat, pas une conclusion sur la suite de son parcours. Mais ce type de retour donne une direction au travail : regarder ce qui a changé, ce qui reste difficile et ce qui mérite d’être poursuivi ou réajusté.

Les mots ont également leur place dans cette expérience. Une étude qualitative de Darlow et ses collègues montre combien certaines explications reçues à propos du dos peuvent rester présentes pendant des années et influencer la confiance dans le mouvement. [3]

Je veux que mes explications ouvrent des possibilités. Dire à quelqu’un ce que l’on observe, ce que l’on comprend et ce que l’on peut essayer lui permet de participer. Lui décrire un corps fragile, enfermé ou condamné peut au contraire lui laisser une inquiétude supplémentaire.

Cela ne consiste pas à lui demander de penser positivement. Il doit pouvoir dire qu’il a peur ou qu’il n’en peut plus. La parole utile peut être très simple : « Qu’est-ce qui vous soulagerait le plus aujourd’hui ? », « Qu’est-ce qui vous a déjà aidé ? », « Qu’est-ce qui vous semble faisable cette semaine ? »

schéma 3

Et les mots du praticien ?

Deux phrases sur la même douleur peuvent ouvrir deux chemins opposés.

Formules qui restent et font peur

  • « Votre bassin est déplacé. »
  • « C’est bloqué, il faut le remettre. »
  • « Vous avez le dos de quelqu’un de bien plus âgé. »

Formules qui rassurent sans mentir

  • « C’est sensible et irrité, ça va se calmer. »
  • « Votre dos est solide, on va lui redonner du mouvement. »
  • « La douleur est réelle, elle ne veut pas dire que ça s’abîme. »
Le pivot

Le travail du praticien porte moins sur la phrase elle-même que sur ce qu’elle installe : de la confiance d’un côté, de la peur de l’autre.

Des patients lombalgiques se souviennent des années plus tard des phrases entendues chez un soignant, et ces phrases pèsent sur leur peur et leur comportement (Darlow et al., Annals of Family Medicine, 2013) [3].

Une présence et un cadre

J’assume l’importance de la relation dans mon métier. Le temps, la qualité d’attention et la manière de toucher font partie de ce que je cherche à travailler, au même titre que l’examen et la technique.

Cela demande parfois de laisser la personne terminer une idée. À d’autres moments, il faut proposer de resserrer l’échange pour garder du temps pour sa demande initiale. Écouter et structurer doivent pouvoir aller ensemble.

Le consentement occupe une place concrète dans ce cadre. Une personne peut accepter un geste puis changer d’avis. Elle peut avoir besoin de garder un vêtement, refuser une zone ou demander une autre façon de faire. Ces indications m’aident à adapter la consultation.

Avec le toucher, je cherche une possibilité de soulagement, de mouvement ou de confort que nous pouvons apprécier ensemble. Si une pression est mal vécue, cela appelle un ajustement. Une émotion peut survenir pendant le soin ; je peux lui laisser une place sans décider à la place du patient de ce qu’elle signifie.

Il m’arrive aussi de devoir reprendre une phrase ou une interprétation. Je ne considère pas cela comme une perte d’autorité. Une relation de soin se construit avec les retours de la personne, y compris lorsqu’ils dérangent nos premières idées.

Ce travail mérite à mes yeux d’être reconnu comme un véritable savoir-faire clinique. Il demande d’être présent sans tout ramener à soi, de proposer sans imposer et de tenir un cadre qui reste habitable pour les deux personnes.

Faire du lien dans un parcours morcelé

Ce que je critique dans certains parcours, c’est la solitude laissée au patient entre les prises en charge. Chacun peut avoir fait une part utile du travail, tandis que la personne reste seule pour relier les avis, comprendre les contradictions et décider de la suite.

L’ostéopathie telle que je souhaite la pratiquer doit contribuer à faire ce lien. Cela passe par l’écoute de ce qui a déjà été fait, l’identification de ce qui relève de mon intervention et la capacité à solliciter un autre professionnel lorsque c’est nécessaire.

Une douleur mérite d’être évaluée même lorsqu’un contexte émotionnel saute aux yeux. Un examen rassurant ne rend pas la plainte imaginaire. Et prendre en compte le stress ne dispense pas de travailler avec le médecin, le kinésithérapeute, le psychologue ou les équipes spécialisées dans la douleur.

Cette coordination rejoint le parcours gradué et pluriprofessionnel proposé par la Haute Autorité de santé. [4] Elle prend tout son sens lorsque le patient comprend le rôle de chaque intervenant et sait ce qui est attendu du prochain rendez-vous.

Orienter quelqu’un peut être un acte de soin très engagé : expliquer pourquoi, préparer le relais avec son accord et lui donner une suite compréhensible. C’est ainsi que l’on peut sortir de la sensation d’être renvoyé ailleurs.

Ce que je veux construire avec ces patients

Je ne mesure pas l’intérêt d’une consultation au fait que la personne soit devenue calme, agréable ou convaincue par mon discours. Ce qui m’intéresse, c’est ce qu’elle pourra retrouver dans sa vie : un mouvement plus libre, une activité reprise, une meilleure compréhension de sa douleur, une façon de demander de l’aide qui lui coûte moins.

Avec quelqu’un qui est épuisé, une première étape réaliste peut avoir davantage de sens qu’une liste de dix choses à changer. Il faut tenir compte de ses moyens, de son quotidien et de ce qu’il souhaite. Puis réévaluer ce que notre proposition apporte réellement.

schéma 4

Monter, retomber

On ne saute pas d’étage. Pour sortir du figement, il faut d’abord retrouver de l’élan, et cet élan passe par l’étage du milieu. Un patient qui s’agace ou s’impatiente après une période d’abattement est souvent en train de remonter.

Trois étages : figement, combat-fuite, paix. On remonte par la motivation puis la consolidation, on retombe si la consistance manque.PAIX · SÉRÉNITÉréparation, lien, créativitéCOMBAT · FUITEactivation, élan, tensionFIGEMENT · DISSOCIATIONarrêt, coupure, retraitConsolidationconsistanceMotivationengagementRechutesi nonconsistant

Figement → combat · fuite

Remettre en mouvement

Motivation, engagement. Un objectif concret et atteignable, un geste que le patient fait lui-même, une sensation qu’il arrive à nommer. Le retour de l’agacement ou de l’impatience est un bon signe.

Combat · fuite → sérénité

Consolider

Consolidation, consistance. Répéter et tenir dans la durée : exercices courts mais réguliers, repères stables, même cadre d’une séance à l’autre. La sérénité s’installe par la répétition plus que par un déclic.

Si la consistance manque

Anticiper la rechute

Sans régularité, le système retombe. Repérer avec le patient les moments à risque et présenter la rechute comme une étape connue du parcours, pas comme un échec.

↑ Questions « matching »

Elles s’accordent à l’état présent du patient et l’accompagnent un cran plus haut. Elles cherchent la ressource, le progrès, ce qui tient.

  • Qu’est-ce qui va un peu mieux depuis la dernière fois ?
  • Où dans votre corps est-ce que ça va bien, là, maintenant ?
  • Qu’est-ce qui vous a aidé, même un peu ?

↓ Questions « mis-matching »

Elles tombent à côté de l’état du patient ou le ramènent vers la menace, la faute, le pire scénario. Elles font descendre d’un étage.

  • Ça fait toujours aussi mal ?
  • Vous avez fait vos exercices, cette fois ?
  • Et si ça ne passe pas ?
Schéma pédagogique adapté d’une formation en ostéopathie. Exemples de formulations proposés pour illustrer le schéma.

J’aime ces prises en charge parce qu’elles m’obligent à mobiliser pleinement mon métier. Elles demandent de la finesse, de l’engagement et la capacité de rester aux côtés de quelqu’un alors que tout n’est pas clair.

La lecture du vivant et le modèle polyvagal nourrissent cette posture. Ils me rappellent de regarder les réactions de protection avec curiosité, de travailler les conditions de la rencontre et de laisser au patient une place réelle dans le soin.

C’est cette ostéopathie que je veux défendre : attentive à la douleur et à la vie dans laquelle elle s’inscrit, capable de travailler avec les autres et suffisamment humaine pour accueillir ce qui déborde.

Vous n’avez pas besoin de devenir un patient facile pour mériter d’être soigné.

Repère sur le modèle polyvagal

La théorie polyvagale nourrit ici une lecture clinique et une réflexion sur la relation. Plusieurs de ses explications neurophysiologiques restent fortement contestées, comme l’illustre le débat publié en 2026 entre Grossman et ses coauteurs et Porges. [5, 6] Elle ne permet pas de déduire l’état d’un nerf ou un taux hormonal à partir d’une attitude, ni de promettre une guérison. L’intérêt que je trouve à cette grille ne constitue pas une preuve de tous les mécanismes qu’elle propose.

Sources

  1. 1. International Association for the Study of Pain. Définition révisée de la douleur et notes complémentaires, 2020. Consulter la source
  2. 2. Porges SW. Polyvagal Theory: Current Status, Clinical Applications, and Future Directions. Clinical Neuropsychiatry, juin 2025, 22(3), 169–184. Consulter la source
  3. 3. Darlow B et al. The enduring impact of what clinicians say to people with low back pain. Annals of Family Medicine, novembre–décembre 2013, 11(6), 527–534. Consulter la source
  4. 4. Haute Autorité de santé. Parcours de santé d’une personne présentant une douleur chronique. Guide de janvier 2023 ; présentation du parcours actualisée en décembre 2024. Consulter la source
  5. 5. Grossman P et al. Why the Polyvagal Theory Is Untenable. Clinical Neuropsychiatry, février 2026, 23(1), 100–112. Consulter la source
  6. 6. Porges SW. When a Critique Becomes Untenable. Clinical Neuropsychiatry, février 2026, 23(1), 113–128. Consulter la source

Schémas : synthèse LouLosteo d’après une formation en ostéopathie. Référence complémentaire du schéma 1 : McEwen BS. Protective and damaging effects of stress mediators. New England Journal of Medicine, 1998, 338(3), 171–179. Consulter la source

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