Bruxisme, douleurs de mâchoire et ATM : l’ostéopathie en lien avec votre dentiste
Vous serrez les dents la journée, vous grincez la nuit, votre mâchoire craque, se fatigue ou se limite à l’ouverture, et vous vous réveillez avec les tempes lourdes ? Ces situations relèvent de ce qu’on appelle les troubles de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM) et le bruxisme. Je vous reçois au cabinet des Beaux-Arts, à Montpellier, pour des consultations d’une heure, en coordination avec votre chirurgien-dentiste quand la situation le demande.
De quoi parle-t-on exactement ?
L’ATM, c’est l’articulation qui relie la mâchoire inférieure au crâne, juste devant l’oreille. Vous l’utilisez plusieurs milliers de fois par jour : parler, mâcher, déglutir, bâiller.
Le bruxisme, c’est une activité involontaire des muscles masticateurs : serrage des dents en journée, grincement pendant le sommeil, souvent les deux. Le consensus international actuel ne le considère d’ailleurs pas comme une maladie en soi chez une personne en bonne santé, mais comme un comportement, influencé par le stress, la qualité du sommeil, certaines habitudes, parfois la caféine, le tabac ou certains médicaments.
Une chose importante, parce que vous l’avez peut-être déjà entendue ailleurs : non, votre mâchoire n’est pas « déplacée » et personne ne va la « remettre en place ». Ce récit mécanique est faux, il inquiète inutilement, et il crée de la dépendance au praticien. Ce qui existe en revanche, ce sont des muscles qui travaillent trop, une articulation irritée, un contexte de stress ou de sommeil dégradé qui entretient le tout.
Les signes qui amènent à consulter
- douleur de mâchoire, de joue ou de tempe, surtout au réveil ;
- craquement ou claquement à l’ouverture de la bouche ;
- sensation de mâchoire fatiguée à la mastication, ouverture limitée ;
- maux de tête en casque ou sur les tempes, tensions des cervicales et des trapèzes ;
- dents usées, fissurées ou sensibles, souvent signalées par votre dentiste ;
- oreille « bouchée » ou tendue sans infection retrouvée.
Ce que l’ostéopathie peut apporter, et ce qu’elle ne peut pas
Commençons par l’honnêteté : l’ostéopathie ne fait pas « disparaître » un bruxisme, en particulier le bruxisme du sommeil, qui est régulé par le système nerveux central. Un praticien qui vous promet d’arrêter votre grincement nocturne en quelques séances vous raconte une histoire.
Ce que la consultation vise, c’est autre chose, et c’est déjà beaucoup : diminuer les douleurs et les tensions des muscles masticateurs (masséters, temporaux, ptérygoïdiens), redonner du confort et de l’amplitude à l’ouverture, travailler la nuque et les épaules qui participent très souvent au tableau, identifier avec vous les facteurs qui entretiennent le problème (serrage diurne, stress, sommeil, chewing-gum, ongles rongés), et repartir avec des exercices et des automassages simples pour devenir autonome.
Ce n’est pas une promesse en l’air : la thérapie manuelle associée aux exercices a montré des effets sur la douleur et l’ouverture buccale dans les troubles temporo-mandibulaires, avec des résultats modestes mais réels, meilleurs quand le traitement s’accompagne d’explications et d’exercices actifs. C’est exactement le cadre que je propose.
Dentiste et ostéopathe : une prise en charge à deux
Le versant dentaire est central dans ces troubles : bilan de l’occlusion, protection des dents par une gouttière si nécessaire, dépistage d’un trouble du sommeil associé, élimination d’une cause proprement dentaire à la douleur. Ce travail relève du chirurgien-dentiste, pas de l’ostéopathe.
C’est pour cela que je travaille en binôme avec une chirurgienne-dentiste spécialisée en occlusion et sommeil, installée à Saint-Jean-de-Védas, avec qui nous suivons des patients en commun : bruxisme douloureux avec maux de tête, troubles de l’ATM avec limitation d’ouverture, suites de soins ou de chirurgie maxillo-faciale. Chacun son rôle, un discours commun : pas de promesses, des explications claires, une réévaluation honnête. Si vous êtes déjà suivi par votre propre dentiste, je me coordonne avec lui de la même façon.
Comment se passe la consultation
Comme toutes mes consultations : une heure, jamais standardisée. On commence par votre histoire (depuis quand, dans quel contexte, votre sommeil, votre charge mentale, vos soins dentaires en cours). Je vous examine ensuite : amplitude et trajet d’ouverture, palpation des muscles masticateurs, examen des cervicales, tests de sécurité. Le traitement utilise des techniques douces, musculaires et articulaires, expliquées au fur et à mesure et toujours avec votre accord ; certaines techniques se font par l’intérieur de la joue, avec un gant, uniquement si elles sont utiles et si vous êtes d’accord.
Vous repartez avec un plan : des exercices, des conseils concrets, un nombre de séances raisonnable (souvent une à trois, puis on réévalue), et une orientation vers le dentiste ou le médecin si votre situation le nécessite. Un blocage complet de la mâchoire, un traumatisme, une douleur qui s’aggrave ou s’accompagne de fièvre ne relèvent pas de l’ostéopathie en première intention.
Venir au cabinet depuis Montpellier et l’ouest de l’agglomération
Le cabinet se trouve au 24 rue de la Cavalerie, au quartier des Beaux-Arts, en rez-de-chaussée, à l’arrêt de tram Beaux-Arts (ligne 2) ou Corum (lignes 1 et 2). Je reçois des patients de tout Montpellier, mais aussi de Saint-Jean-de-Védas, Lavérune, Juvignac ou Lattes, notamment ceux dont le suivi dentaire se fait de ce côté de l’agglomération : la coordination entre les deux cabinets se fait alors très simplement.
Consultation : 1 heure, 70 €. CB, Apple Pay, espèces ou chèque, facture envoyée pour votre mutuelle.
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Questions fréquentes
Ma mâchoire craque quand j’ouvre la bouche, c’est grave ?
Le plus souvent, non. Un craquement isolé, sans douleur ni blocage, est fréquent et ne justifie ni inquiétude ni traitement. On consulte quand il s’accompagne de douleur, de limitation d’ouverture ou de gêne à la mastication.
L’ostéopathe peut-il faire cesser le grincement des dents la nuit ?
Non, et méfiez-vous de qui vous le promet. Le bruxisme du sommeil est un comportement d’origine centrale. L’objectif réaliste : moins de douleur, moins de tension, une meilleure fonction. La gouttière protège vos dents, le travail sur le sommeil et le stress fait le reste.
Faut-il une gouttière ?
C’est une décision de votre chirurgien-dentiste, après bilan. Elle est souvent indiquée pour protéger les dents dans le bruxisme du sommeil. Elle ne remplace pas le travail sur les tensions musculaires, et inversement : les deux approches se complètent.
Combien de séances d’ostéopathie prévoir ?
Pour la plupart des situations, une à trois séances, avec des exercices entre les consultations, puis une réévaluation honnête. Si ça ne progresse pas, on se pose des questions et on réoriente, on n’empile pas les séances.
Mon enfant grince des dents la nuit, dois-je consulter ?
Le bruxisme de l’enfant est fréquent et le plus souvent transitoire. Le premier interlocuteur est le chirurgien-dentiste, lors du suivi habituel. Il n’y a pas lieu de « traiter » systématiquement en ostéopathie un enfant qui grince des dents sans douleur ni retentissement.
Pour aller plus loin : Bruxisme et douleurs de mâchoire : pourquoi dentiste et ostéopathe travaillent ensemble (article de blog) et L’ostéopathie pour soulager les torticolis et trapézalgies.
Références : consensus international sur la définition du bruxisme (Lobbezoo et coll., Journal of Oral Rehabilitation, 2018) ; revue systématique sur thérapie manuelle et exercices dans les troubles temporo-mandibulaires (Armijo-Olivo et coll., Physical Therapy, 2016).